Patrick Berhault - Les bobines d'un Grimpeur Etoile


Patrick Berhault - Les bobines d'un Grimpeur Etoile

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Laurent Chevallier – Editions Migoo 2009
DVD vidéo couleur
Code Barre : 3760132100135

Coffret double dvd :
DVD1 :
Voie Express - 1979 - 5min
Nanga Parbat 80 - 1980 -29min
Devers - 1981 - 26 min
DVD2:
Paroi en coulisse - 1984 - 27 min
Grimpeur étoile - 1989 - 22 min
Grimpeur sur toile - 1989 - 16 min

Voie express (réalisation : Laurent Chevallier)
Le premier film d’escalade avec Patrick BERHAULT. Un court métrage sans commentaire, réalisé en 1979 sur les falaises de Surgy (Yonne). L’escalade de la voie des « jeux interdits » avait été prévue en solo intégral. Mais en raison du rocher détrempé, Patrick avait demandé à garder une corde d’assurance… (primé au festival des Diablerets)

Nanga Parbat 80 (réalisation : Laurent Chevallier)
Tourné en 1980, sur les pentes du Nanga Parbat (8135 m) situé dans la partie pakistanaise de la chaîne himalayenne. Une équipe européenne dirigée par Yannick SEIGNEUR tente, sans l’aide de porteurs ni d’oxygène, l’ascension du versant Rupal qui offre, avec ses 4300 m de dénivelée, la paroi la plus haute du monde. Le grimpeur de pointe s’appelle Patrick BERHAULT mais à 7000 m, il contracte le MAM, le mal aigu des montagnes et doit être évacué…

Dévers (réalisation : Laurent Chevallier)
Tourné en 1981 dans les falaises de l’arrière pays niçois, au Baou de St Jeannet, ce film suit l’ascension sans moyens artificiels de Patrick BERHAULT et de son compagnon Georges UNIA le long des toits de la grande face. Pieds en l’air, têtes en bas, pendus par les mains, les deux grimpeurs évoluent dans ce monde en « dévers », au-delà de toute verticale. Un film simple et spectaculaire sur une ascension qui semble défier les lois de l’apesanteur. (primé aux festivals des Diablerets, Biarritz, Grenoble, Kendall (GB), Madrid (SP)

Paroi en coulisse (réalisation : Laurent Chevallier)
Tourné en 1984 au dessus de Monaco, sur les falaises de « la tête de chien », ce film suit les péripéties d’une équipe de tournage d’ un film d’escalade acrobatique. En contre point au précédent film « dévers », « paroi en coulisse » raconte avec humour ces grimpeurs – comédiens et ces techniciens – grimpeurs, pendus au dessus du vide, tous au travail sur une « scène verticale ». Une ambiance de tournage très particulière… (primé aux festivals de La Plagne, des Diablerets)

Grimpeur Etoile (réalisation : Laurent Chevallier)
Tourné en 1989 en studio et en décor extérieur, « Grimpeur Etoile » est certainement la première comédie musicale verticale. Avec Patrick BERHAULT à la fois acteur, grimpeur, acrobate et danseur, ce film retrace, en six tableaux chorégraphiés de danse escalade – la préhistoire, l’ère primitive, la renaissance, le cinéma muet, les années rock et l’ odyssée de l’espace, les difficultés que les êtres humains ont pu rencontrer pour approcher le monde vertical et découvrir les joies de la grimpe. (primé aux festivals d’Antibes, des Diablerets)

Grimpeur sur toile ( Making Of de "Grimpeur Etoile" réalisation: Amar ARHAB et Marie QUINTON)
Tourné en 1989, « Grimpeur sur toile » est en quelque sorte le film du film de Grimpeur Etoile. On y découvre comment autour de Patrick - danseur étoile, toute une équipe artistique a pu lui permettre d’ habiter ses divers personnages, de l’homme de la préhistoire au blues brother de la grimpe…

Patrick BERHAULT, Les bobines d’un grimpeur étoile
« Ces nouveaux mutants semblaient se jouer du vide. Leur drogue s’appelait Adrénaline. Pour éviter l’accoutumance, ils s’offrirent un dernier voyage, un voyage au royaume du vide absolu. Partir grimper dans les étoiles, pour devenir grimpeur étoile ».
En 1975, le quotidien Libération publie un article sur l’apparition d’ un jeune alpiniste prodige, « un nouveau mutant ». Sans sac à dos, sans corde, le jeune Patrick BERHAULT a pu gravir seul certains des plus grands itinéraires des Alpes en quelques heures là où il fallait auparavant deux jours…
En 1979, tout juste sorti de l’école de cinéma et passionné d’alpinisme, je contacte ce champion de la grimpe et de la modestie. Au premier abord le courant passe bien. Patrick se dit même curieux de découvrir le monde du cinéma et au-delà même, de la création artistique.
Ensemble, nous échafaudons notre premier petit film : « Voie express » ( 1979 ) tourné sur les falaises de Surgy, dans l’Yonne. Patrick était prêt à grimper la voie des « jeux interdits » (tout un programme !) sans corde. Mais, d’un commun accord, nous renoncerons à prendre ce risque pour le film en raison de l’humidité du rocher. Patrick fait du solo quand il le sent, jamais à la commande, c’est bon signe… Nous envisageons alors d’autres tournages sur d’autres parois bien plus grandes.
En 1980, c’est pour nous deux le baptême de l’ Himalaya ! Sous la houlette d’un des grands himalayistes de l’époque, Yannick Seigneur, nous tentons l’ascension en technique alpine du Nanga Parbat – 8123 m. Avec Patrick dans le rôle de l’alpiniste de pointe et moi, dans celui du jeune caméraman. Le bilan n’est pas fameux puisque l’alpiniste de pointe attrape un oedëme d’altitude et le caméraman reçoit une avalanche de pierres ... A 7000 m, l’expédition se solde par un échec. Les corps sont meurtris mais, heureusement, les esprits fonctionnent encore bien. Durant notre séjour forcé au camp de base avec Patrick, de nouveaux projets s’échafaudent…
De retour en France, Patrick veut me faire découvrir ses falaises chéries, les parois du Verdon, qu’il parcoure en solo, parfois même la nuit au clair de lune…
Rendez-vous est pris au café, « chez Morel », de la Palud, où Patrick me présente ses amis Edlinger, Troussier, Gorgeon, Pschitt, « les as de la grimpe », que nous devons filmer sous la direction de Jean Paul Janssen. Dans le Verdon, ce sera « Overdon », dans les cascades de glace de l’Oisans, « Overice » et dans le désert du Hoggar : « Oversand ». Tournage sur une année, 35 mm, grosses caméras, équipe importante, logistique imposante… Des beaux voyages, des belles images mais avec Patrick, on souhaite revenir à une équipe plus légère.
En mai 1981, je réalise « Dévers » avec Patrick et son ami Georges Unia dans le rôle de second de cordée. Un « sacré collègue », qui avait pour mission ( quasi-impossible ! ) de suivre Patrick dans l’escalade en libre des grands surplombs du Baou de St Jeannet. Le contraste entre un bon grimpeur et un « mutant » en devenait saisissant. A cette époque, Patrick survolait de son aisance le monde de l’escalade. Nous n’avions donc pas besoin d’en rajouter, pas de commentaire superflu, pas de battements de cœur en fond sonore, pas de montage – clip, pour dire qui il était… Patrick n’avait pas besoin de justifier ses ascensions, il préférait grimper simplement en chantant !
En 1984, la même équipe se retrouve sur les hauteurs de Monaco pour un nouvel opus : « Paroi en coulisse ». Un film mêlé d’un film dans le film pour raconter l’ambiance particulière d’un tournage sur un plateau vertical. Si au cinéma, les grimpeurs semblent bien seuls dans leur paroi, en réalité, ils sont cernés ! Patrick n’était plus le seul « héros » mais acceptait de partager la vedette avec toute l’équipe du film. Une équipe devenue, au fil des ans, une véritable bande de potes, Georges Unia mais aussi Bernard Giani - photo, Olivier Schwob - son, Dominique Legueux - machinerie, Eric Leininger - guide…
Les années passent. Avec Patrick, on continue à parler de films, à chercher une nouvelle raison de vivre notre passion commune, la grimpe et le cinéma. Patrick me montre ses débuts en « danse - escalade », spectacles à Avignon, en Italie... En 1989, je lui propose la réalisation de « Grimpeur Etoile », une première comédie musicale verticale. Patrick plonge dans cette idée, trouve des partenaires de choix ( Alain Bondetti et la ville de Vaulx en Velin ). Nous devons construire les décors, mais aussi créer les costumes, prévoir la machinerie, l’éclairage, les musiques, les chorégraphies, les maquillages… A Ivry, dans notre « studio », un entrepôt en voie de démolition, on se sent bien loin de l’escalade en milieu naturel… Mais durant deux mois, Patrick vit cette expérience à fond : il répète, grimpe, joue, danse, entouré des musiciens de Jacques Higelin, de Magma, de percussionnistes africains… et même Catherine Destivelle à la flûte ! Certains anciens de l’Alpe refuseront d’y voir un film d’escalade, d’autres en feront leur film-culte. Allez savoir… En tout cas, quand je revois ce film, vingt ans après, j’y retrouve intacte notre envie de mêler performance et création artistique sans oublier la petite touche d’humour… Comme disait un sage africain ; « Trop sérieux, n’est pas sérieux ! ».
Après la banlieue parisienne, Patrick part dans les Alpes, passe le guide et devient professeur à l’ENSA. Pour ma part, la vie m’amène à tourner mes prochains films en Afrique. Durant toutes ces années, nous nous voyons peu mais restons étroitement liés.
En 2000, Patrick accepte mon invitation de participer, en Guinée - Conakry, à la création du Circus Baobab, le premier cirque d’acrobatie aérienne en Afrique noire. Mieux que ça puisqu’il nous apporte dans ses bagages : des cordes, des mousquetons, des baudriers… Une jolie surprise pour ces enfants de la rue, danseurs – acrobates africains, auprès de qui il est venu, bénévolement, transmettre son art de la danse verticale.
Et puis, Patrick retourne vagabonder dans ses montagnes jusqu’à cette chute fatale, le 28 avril 2004. Une date funeste qui met un point final à ces années d’aventures, humaines, sportives, artistiques, partagées entre nous. Je dois me résoudre à présent à donner le clap de fin sur tous ces films que nous avons faits ensemble. Oui, ensemble, car je n’ai pas le sentiment d’avoir réalisé des films « sur » Patrick mais bel et bien « avec » lui…
Aujourd’hui, grâce à Philippe Savoyat et l’équipe de Migoo Tv, tous ces films vont pouvoir retrouver une deuxième vie. Puissent-ils offrir aux générations actuelles le goût de ces années magiques où l’escalade était avant tout un jeu – « conquérir l’inutile », un art de vivre, un art tout court même ! C’était juste avant l’arrivée de l’esprit de compétition…

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